Communiquer avec son conjoint, ses enfants, sa famille, ses amis, ses collègues de travail, sans jugement, sans reproche, n’est pas facile.

Aussi, je vous partage l’extrait du livre « l’art de communiquer en pleine conscience » de Thich Nhat Hanh où la première étape est de communiquer avec soi-même. Comment ? Je vous invite à lire et à pratiquer… en pleine conscience.

« … Si vous savez respirer, vous pouvez apprendre à marcher à vous asseoir, à prendre votre repas et à travailler en pleine conscience pour pouvoir commencer à vous connaître.

Quand vous inspirez, vous revenez en vous-même. Quand vous expirez, vous relâchez toutes les tensions. Quand vous pourrez communiquer avec vous-même, vous serez capable de communiquer vers l’extérieur avec plus de clarté. L’issue se trouve dans le retour en soi.

La respiration consciente est un moyen de communication, exactement comme le téléphone. Elle favorise la communication entre l’esprit et le corps. Elle nous aide à savoir ce que nous ressentons.

Avec la pleine conscience, quand nous inspirons, nous savons que nous inspirons. Quand nous expirons, nous savons que nous expirons. En inspirant, nous portons notre attention à l’inspiration. Pour nous en rappeler, nous pouvons dire intérieurement :

J’inspire et je sais que j’inspire.

J’expire et je sais que j’expire.

L’air entre dans mon corps. L’air quitte mon corps. Suivez votre inspiration et votre expiration du début jusqu’à la fin. Supposez que votre inspiration dure quatre secondes. Pendant toute la durée de l’inspiration, laissez votre attention se porter entièrement sur votre inspiration, sans interruption. Pendant toute la durée de l’expiration, focalisez votre attention entièrement sur l’expiration. Vous êtes avec votre inspiration et votre expiration… Vous êtes votre inspiration et votre expiration.

Inspirer et expirer ainsi est un acte de liberté. Quand nous focalisons notre attention sur notre respiration, nous lâchons prise de tout le reste, y compris de nos soucis ou de nos peurs concernant le futur et de nos regrets et peins para rapport au passé. En nous focalisant sur la respiration, nous prenons conscience de ce que nous ressentons dans le moment présent.

Nous savons quand quelqu’un inspire et expire en pleine conscience ; il suffit de le regarder pour voir cela : il semble libre. Si nous sommes submergés par la peur, la colère, le regret ou l’anxiété, nous ne sommes pas libres, quels que soient la position que nous occupons dans la société ou l’argent que nous avons sur notre compte en banque. La liberté véritable n’apparaît que lorsque nous sommes capables de lâcher prise de notre souffrance et de revenir en nous. La liberté est le bien le plus précieux qui soit. Elle est le fondement de notre bonheur, et elle nous est offerte à chaque respiration consciente. »